Affluences : le football féminin à la peine

Le site surlatouche.fr a récemment révélé les chiffres concernant les affluences dans le sport féminin. Surprise ou non, le football est loin des sommets. Alors que la médiatisation de ce sport qui se professionnalise progresse, le public n’est toujours pas au rendez-vous.

1750 spectateurs en moyenne pour du basket féminin, 1471 pour du volley et 1062 pour la D1 Arkema. Le football français n’a pas drainé les foules parmi les compétitions féminines cette saison, et la moyenne est même encore plus basse si l’on excepte le match entre l’Olympique Lyonnais et le PSG joué au Groupama Stadium devant plus de 30.000 spectateurs. C’est le constat dressé par le site surlatouche.fr, qui indique s’être servi des chiffres provenant des différentes feuilles de match de chaque ligue/fédération.

Si la répartition club par club place le club de foot de l’Olympique Lyonnais premier avec une moyenne de 4520 spectateurs, cette moyenne chute de manière conséquente si l’on retire la réception du Paris SG et tombe à 1255 spectateurs, soit moins du tiers des chiffres du club de basket de Bourges ou du club de handball de Brest et moins de la moitié de la belle moyenne affichée par l’ASPTT Mulhouse en volley-ball.

Le football féminin très loin des meilleurs

Dans le détail, c’est l’hécatombe pour le foot féminin. Seul le Paris Saint-Germain, avec 1 601 spectateurs en moyenne lors de ses 9 matchs disputés à domicile, figure dans le top 15 des affluences de la saison des sports féminins. A l’inverse, au sein du top 10 des plus belles affluences du sport féminin, les clubs de basket de Bourges, Charleville, Basket Landes, La Roche-sur-Yon et Landernau, soit 5 équipes, sont présents.

Du côté du football, la belle performance est à signaler du côté de Dijon où les supporters ont été en moyenne près de 1400 à encourager les coéquipières d’Elise Bussaglia. Ils étaient même plus de 5 000 pour le choc contre l’Olympique Lyonnais et avaient porté chance à leurs protégées. Mais cela reste rare et même les historiques du championnat comme le Paris FC n’affichent pas 700 spectateurs en moyenne. Pour Montpellier, ce n’est même pas 350 par match, ce qui le range hors du top 50 des affluences du sport féminin français. Alors que l’équipe masculine, qui ne joue pas le podium, est suivie par plus de 14 000 observateurs. L’écart est colossal.

Nous nous posions déjà la question de l’affluence un an auparavant, mais force est de constater que malgré l’intérêt croissant pour le football féminin, les stades qui accueillent les rencontres de D1 Arkema, souvent situés dans les banlieues des villes concernées, sonnent toujours un peu creux, même après une coupe du monde réussie en France et alors que le nouveau record a été établi en novembre dernier. Cet état de fait peut-il évoluer et les clubs vont-ils tenter d’attirer plus de public ? Le championnat de France, étant l’un des meilleurs du monde, le mérite.

Jérôme Flury

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