Sarah Bouhaddi dans les pas d’autres Bleues ?

Marinette Pichon, Amandine Henry… Bien peu de joueuses françaises se sont essayées dans le championnat américain, réputé comme l’un des plus concurrentiels au monde. Sarah Bouhaddi va-t-elle compléter cette liste ?

Marinette Pichon (2002,2003 – Philadelphia Charge puis 2004 – Wildcats New Jersey)

Si Marinette Pichon est une telle légende dans le football national, c’est parce qu’elle a été une éclaireuse dans de nombreux domaines. Elle a notamment été la première star du football français à s’exporter aux Etats-Unis. Avec réussite ! Elle plante 28 buts en 36 matchs et deux saisons pour le Philadelphia Charge. Adulée par les fans, et appréciée par son entraîneur, elle termine 2e meilleure buteuse en 2002 et décroche les titres de Meilleure joueuse et Attaquante de l’année. En 2003, elle finit meilleure buteuse ex aequo du championnat, qui doit malheureusement cesser pour raisons financières.

Et après être rentrée en France, lorsqu’elle revient en 2004 à New Jersey, elle remporte le titre de la Conférence de l’Est de la ligue. Et en seulement 10 matchs, elle claque 21 buts et termine meilleure buteuse… Son expérience aux Etats-Unis est une grande réussite.

Sonia Bompastor (2009 – Washington Freedom)

Après de belles saisons à l’OL, la latérale gauche et milieu défensive est sélectionnée le 24 septembre 2008 au deuxième tour de la draft inaugurale de la nouvelle ligue professionnelle américaine, la Women’s professional Soccer. Elle rejoint le Washington Freedom et va s’imposer au sein de ce club. Elle termine notamment meilleure passeuse du championnat et fait partie de l’équipe-type appelée pour jouer le WPS All Star, mais ne joue pas la rencontre puisqu’elle dispute l’Euro 2009. Elle est également nominée pour le titre de joueuse de l’année. Après un prêt au PSG pendant la trève, elle revient pour une deuxième saison en 2010 et signe 2 buts et 5 passes décisives en 22 rencontres, en position de milieu défensive. Sonia Bompastor a laissé un bon souvenir aux Etats-Unis même si elle décide finalement de rentrer à l’OL plutôt que d’enchaîner une 3e saison américaine.

Camille Abily a disputé deux saisons aux Etats-Unis. ©Jérôme Flury

Camille Abily (2009 – Los Angeles SOL, 2010 – FC Gold Pride)

Lorsque Camille Abily décide de quitter l’OL en pleine saison en février 2009 pour rejoindre Los Angeles, la réputation de la milieu offensive n’est plus à faire. Comme Bompastor, elle rejoint la toute nouvelle ligue Women’s Professional Soccer, et marque dès son premier match, le 29 mars et affichera en tout 8 buts en 18 rencontres. Malheureusement, elle manque la finale du championnat, perdue par son club, car elle prépare l’Euro 2009.

Elle rejoint ensuite pour un prêt le PSG, comme Sonia Bompastor, avant de rejoindre le FC Gold Pride pour la saison 2010. Positionnée en milieu défensive, elle marque un but et signe six passes décisives. Surtout, elle joue et remporte la finale du championnat. Encore un passage réussi !

Amandine Henry (2016, 2017 -Portland Thorns)

La capitaine des Bleues est l’une des dernières joueuses françaises a avoir brillé de l’autre-côté de l’Atlantique. A nouveau, c’est précédée d’une solide réputation que la milieu de terrain arrive en mars 2016 à Portland en pleine saison. Elle s’impose dans ce club et devient une titulaire indiscutable.

J’ai été surprise de l’intérêt de Portland. Je ne pensais pas être connue dans ce monde-là.

Amandine Henry, au moment de rejoindre le championnat des Etats-Unis

En janvier 2017, elle effectue un prêt au PSG avant de revenir à Portland. Quelques mois plus tard, la Française remporte la National Women’s Soccer League avec son équipe à l’issue d’une finale remportée 1-0 contre North Carolina. Deux belles saisons, 33 matchs et 4 buts, et Amandine Henry revient à l’Olympique Lyonnais où elle continuera à chasser les titres avec le même appétit.

Connaissez-vous bien la carrière d’Amandine Henry ? Jouez à notre quizz!

Aminata Diallo (2020 – Utah Royals)

Dernière en date à rejoindre les Etats-Unis, Aminata Diallo, milieu de terrain récupératrice au PSG, devait être prêtée à Utah. Elle a confié sa frustration à l’Equipe. « C’est quand même compliqué d’être dans l’attente. Comme je devais partir aux USA, j’attends mon Visa. Pour ça, la procédure reste en cours, elle n’est pas freinée. Ensuite quand je l’aurai, il faudra trouver une solution pour aller aux États-Unis. De toute façon, pour l’instant, cela n’est pas tellement possible. J’ai les gens de Utah tous les jours au téléphone. Les joueuses sont confinées aussi et il n’y a pas d’entraînement. »

Mais la joueuse l’assure, elle se sait attendue aux Etats-Unis : « Le coach, Craig Harrington, me voulait vraiment. Il a regardé tous mes matches, il m’en a parlé. Ce n’est pas juste un nom qu’il veut. Il sait déjà comment il veut m’utiliser. Cela a beaucoup compté dans mon choix. En plus, il y a là-bas Veronica Boquete que j’ai connue au PSG et qui va faciliter mon intégration. »

Utah va-t-il aussi convaincre Sarah Bouhaddi et la gardienne française complètera-t-elle la colonie bleue qui s’est imposée outre-Atlantique ?

Jérôme Flury

Un commentaire

  1. […] C’est depuis une loi de 1972, baptisée Title IX, interdisant la discrimination sur la base du sexe dans les programmes éducatifs financés par l’État fédéral, que la pratique s’est développée de l’autre côté de l’Atlantique. Tant et si bien qu’en 2019, les Etats-Unis comptaient 1,7 millions de licenciées contre 180 000 en France… soit près de dix fois moins. « Les femmes se sont approprié le soccer, loin d’être le sport national aux États-Unis. C’est devenu culturel », analyse Mélissa Plaza, ex-joueuse professionnelle, pour l’Equipe. Fortes de leur statut, les joueuses américaines n’hésitent pas à hausser le ton pour demander plus d’égalité entre les sélections masculine et féminine et un procès est toujours en cours. Le pays est un modèle et jouer dans le championnat nord-américain reste un rêve pour beaucoup de joueuses. Amandine Henry, capitaine des Bleues, a franchi le pas et l’océan il y a quelques années, marchant dans les pas de la légendaire Marinette Pichon. […]

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