Investir des fonds au Cameroun pour développer le football féminin ?

Depuis peu, les pays africains tentent de développer le football féminin. Deux sélections se sont hissées en huitièmes du dernier mondial et aujourd’hui l’ancienne internationale néerlandaise Hesterine De Reus a demandé à ce que plus de moyens soient consacré à cette évolution en Afrique.

Des joueurs et des joueuses au pieds des pyramides. Le 6 janvier dernier un match d’exhibition a opposé de nombreuses stars en Afrique. Parmi les joueuses, on retrouvait notamment les Françaises Laura Georges, Camille Abily ou Elodie Thomis. Ce match mixte qui s’est joué en Egypte est symbolique : les sélections africaines développent de plus en plus le football féminin ces dernières années.

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Source : Fifa.com

Lors du dernier mondial, les sélections africaines étaient globalement restées en retrait. Certes, Nigéria et Cameroun ont réussi à se qualifier pour les huitièmes mais en tant que meilleurs troisièmes de groupe, et leur route s’est stoppée brutalement par des défaites 3-0 face à des équipes européennes. En 11 rencontres, les équipes africaines n’ont obtenu que deux victoires.

L’ancienne internationale néerlandaise Hesterine De Reus a récemment pris position : elle souhaite que plus d’argent soit investi dans le sport en Afrique. Ses propos ont été rapportés sur Afriquesports.net :

« La passion du football féminin au Cameroun est surréaliste, le football est dans les gènes des Camerounais et ils jouent partout mais je pense qu’au niveau des jeunes, il doit être mieux organisé. »

Hesterine De Reus, experte de l’UEFA

L’ancienne sélectionneuse de l’Australie considère ainsi que la formation doit être mieux assurée afin de repérer plus tôt les joueuses d’avenir et de leur permettre de progresser.

En Afrique, deux pays semblent avoir pris les devants sur le plan du football féminin. « Si les filles veulent gagner de l’argent, c’est dans des pays comme le Nigeria et l’Afrique du Sud qu’elles vont », confiait ainsi au Monde, Dorette Elangue Etémé, ancienne défenseuse du Paris Saint-Germain et de l’équipe nationale du Cameroun. Mais les choses sont peut-être en train de changer : « Je me souviens qu’au Cameroun, il y avait peu d’intérêt pour nous. Maintenant, les stades sont pleins. »

Difficultés financières

Le football féminin se développe rapidement aux quatre coins de la planète, et si le Cameroun a accédé aux huitièmes de finales des Coupes du monde 2015 et 2019, le niveau d’ambition doit être élevé pour continuer à afficher ces performances sportives ou espérer les surpasser. Sur le plan national, le championnat demande encore à être structuré.

Une ligue professionnelle de football féminin a été créée en 2019, mais les matches ont été reportés de plusieurs semaines en raison de terrains inadéquats et de difficultés financières. Hesterine De Reus explique que les efforts doivent être menés notamment pour aider les enfants à se lancer.

« Les responsables de la Fecafoot (la Fédération camerounaise de football) m’ont dit qu’ils commençaient une ligue des moins de 15 ans pour les garçons, nous devons donc trouver des moyens pour les filles de jouer au football également. Il devrait y avoir une coopération entre les écoles afin que les filles puissent avoir plus de temps de jeu. »

Question uniquement financière ou également profondément culturelle ? En tout cas, le Cameroun espère pouvoir continuer à progresser sur la scène internationale de ce sport.

Jérôme Flury
Source : Afriquesports.net

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